Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage
Périclès

samedi 2 juillet 2011

100.000 dollars

"24 heures après les faits (c'était le dimanche 15 mai), Dominique Strauss-Kahn a vite compris que tout était fini... C'est ce qui intensifie le malaise et l'odeur de soufre autour de faits non encore prouvés, et de leur interprétation, ressassée avant l'heure. On reproche à "notre" appareil policier et judiciaire sa lenteur et ses atermoiements. Le modèle américain, lui, ne fait pas dans la dentelle. Gageons que l'arrestation et l'inculpation expresses de DSK reposent sur de solides fondements. Car le verdict populaire, diffusé à une vitesse folle, lui, est déjà rendu."
C'est ce que j'écrivais sur ce blog il y a un bon mois, deux jours après le début de cette "affaire DSK" qui a fait couler tant d'encre. A tort ou à raison. Sexe, omnipotence, politique... De quoi exciter notre curiosité, non ? Mais l'histoire avait de quoi laisser perplexe. La fulgurance des faits, en tout cas. 24 heures chrono : viol présumé, arrestation, sentence populaire expéditive. Franchement, aujourd'hui, la libération de l'ex-futur Président de France me glace d'effroi. Peut-on imaginer que la police new-yorkaise, la justice américaine se seraient magistralement trompées ? Qu'on fasse au plus vite la clarté sur ces mouvements suspects (100.000 dollars, selon le New York Times), sur le compte bancaire de la femme de ménage du Sofitel de Manhattan. Info choc ou nouvelle intox ? On n'ose imaginer la suite, à propos de cette mauvaise série américaine, tournée en un temps record. Trop vite, trop fort ?

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