Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage
Périclès

mercredi 20 juillet 2011

Crépuscule namurois

Il planait un parfum étrange sur le Parlement wallon, à 18 h, moment du départ en vacances. Un je ne sais quoi. Quelque chose d'indéfinissable, que je n'avais pas encore ressenti. Serait-ce "ça", le crépuscule d'un pays ? A cette heure-là, le CD&V n'avait pas encore répondu - présent, enfin ? - à l'ultimatum d'Elio Di Rupo, et on pouvait se demander si la Belgique fédérale allait "progresser" d'une case vers le précipice. Et, à Namur, cela se sentait à plein nez. Le temps semblait suspendre son vol. L'attente. Etonnante. A l'image de Benoit Lutgen, réfugié durant de longues minutes sur... les bancs écologistes : mi-goguenard, mi-penaud, le ministre CDH assumera bientôt la présidence de son parti. Forcé d'en découdre avec... le frère ennemi CD&V. Rudy Demotte, lui, s'est voulu solennel. Le chef du gouvernement régional ne sait si, après l'été, la Wallonie aura à assumer de plus amples compétences ou s'obligera à une pause néfaste, élections fédérales obligent. A moins d'une accélération de l'Histoire dont l'éventualité s'était inséminée, ces jours-ci, avant l'ouverture concédée par les chrétiens flamands, dans tous les esprits.

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