
Ce pays est l'otage du CD&V. Pas seulement de la N-VA. Du parti de Bart De Wever, il ne fallait rien attendre : comment ne pas admettre que le seul objectif des nationalistes flamands consiste à démontrer le caractère décidément ingouvernable de cette Belgique honnie ? En jouant avec les uns, avec les autres. Mais qu'attend le CD&V, ce parti pivot qui a fourni la plupart des Premiers ministres, ces cinquante dernières années ? En se scotchant à une formation provocatrice, l'ex-grand parti de Flandre renonce à s'assumer. Il attend (mais quoi ?) et se tait dans toutes les langues (on ne sait s'il approuve, ou non, la note Di Rupo...). Pour quel résultat : de très mauvais sondages. Aujourd'hui, le SP.A et Groen ont évoqué un gouvernement sans la N-VA. Le CD&V n'a pas cette audace. Il pourrait pourtant offrir au Nord la scission de BHV qu'il attend et la grande réforme de l'Etat longtemps refusée par les francophones. Les chrétiens flamands redoutent trop la flibuste de la N-VA, reine de l'opposition. Un sur-place morbide.
1 commentaires:
Le malaise du CD&V: hier, il comptait dire "oui, mais" à la (bonne) note Di Rupo, puis il a décidé de reporter sa conférence de presse... en attendant la N-VA. Après le "niet" des nationalistes, c'est la confusion la plus totale chez les chrétiens nordistes. Vous avez entendu Mark Eyskens à la radio, ce matin ? Il compare la N-VA au Vlaams Belang. Le CD&V est déboussolé, sans direction claire, tiraillé. Il va être lourdement battu aux prochaines élections s'il suit comme un petit chien De Wever...
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