Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage
Périclès

vendredi 9 septembre 2011

Sexe et politique : l'excès de pouvoir nuit à la santé

Oubliées, les affaires d'abus de pouvoir politico-financières qui ont marqué les années 2005 et suivantes, en Belgique francophone... Sexe et politique, d'autres abus, certes : voici le nouveau feuilleton médiatique qui s'impose à nous comme une évidence depuis l'affaire DSK. Sans celle-ci, la RTBF n'aurait sans doute pas créé l'"événement", mercredi soir. Ni même songé à enquêter sur le sujet. Ceci pose un léger problème : cet emballement médiatique qui focalise les attentions, puis, au gré des "événements", détourne parfois très vite les projecteurs. Pourquoi ne parle-t-on plus guère des révoltes arabes, de Fukushima, de la catastrophe pétrolière causée par BP, du drame d'Haïti, de la responsabilité des banques dans la crise née en 2008 ? Trop compliqué, lassant, éreintant pour nos pauvres neurones ? Un constat sinistre : notre démocratie tombe le petit "d", l'émotion l'emporte sur le devoir d'explication.
Pour sexe et politique, maintenant que le feuilleton importé de France a crevé nos écrans, autant vider l'affaire. Et l'excitation (sans mauvais jeu de mot) causée par la mise en cause d'un ministre en exercice - identifié, là où d'autres ont échappé à l'infamie - ne devrait pas occulter la vraie nature du problème, bien posée par Questions à la Une : le pouvoir rend un peu fou, il fascine à l'excès et, comme l'alcool, son abus peut nuire gravement à la santé.

1 commentaires:

Anonyme a dit…

Si le journaliste de la RTBF a bien pris soin de tester les motivations réelles de l'ex-attachée de presse (besoin de parler pour exorciser, libération de la parole suite à l'affaire Strauss-Kahn ou simple sentiment de vengeance ?); si l'entourage du ministre (ou celui-ci) a bien été questionné; alors la mise en cause du ministre, objet d'une enquête judiciaire, se justifiait. On verra... En tout cas, les témoins de la RTBF sont nombreux : le cas ne semble pas isolé...

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